samedi 17 février 2018

Conseil municipal


Voici les interventions de Lutte ouvrière au conseil municipal du 14 février 2018.

Sur le débat d'orientation udgétaire


J'ai voté contre et je m'en suis expliqué.
Depuis quelques temps, les constructions se multiplient en ville. Ce n’est pas cela qui m’inquiète mais les projets d’urbanismes restent tributaires de l’évolution sociale.
Et de ce côté, nous pouvons vérifier tous les jours que les choses ne s’arrangent pas. Le chômage augmente, 80 % des embauches sont en intérim ou à temps partiel. Quand au services rendus à la population, ils se dégradent. Bien souvent il se réduisent comme peau de chagrin. Et quand ils ne se réduisent pas, ils n’augmentent pas en quantité suffisante.
On a vu, il y a peu les travailleurs des EpHad dénoncer le manque de personnel et la maltraitance que cela pouvait entraîner.
La situation n’est pas mieux ni dans les hôpitaux, ni dans les écoles.
Et par exemple, l’année prochaine le lycée de Bezons fonctionnera avec plus d’élèves mais pas plus de moyen pour les accueillir. Et le collège Wallon prévu à l’origine pour accueillir 400 élèves, en reçoit presque 700 aujourd’hui. Et Il y a peu, les enseignants chantaient devant la sous-préfecture d’Argenteuil, sur l’air des sardines de Sebastien, « ah qu’est ce qu’on est serré au fond de cette classe. ».
Dans tous les services public, c’est la pénurie. Les pompiers s’inquiètent de leur faible nombre. Et l’épisode neigeux des ces derniers jours ou celui des inondations auparavant en sont des illustrations supplémentaires. Là encore la situation a été aggravée par le manque d’investissements, d’équipements et surtout de personnels pour les faire fonctionner.
La municipalité n’est pas responsable de cette situation, mais la vie des travailleurs de Bezons, comme ailleurs est affectée par ces restrictions.
Bezons propose de nombreux services, c’est vrai et c’est tant mieux. Mais pour autant, le manque se fait ressentir ici aussi dans de nombreux domaines.
La situation dans les écoles primaires, n’est pas à Bezons celle d’Argenteuil, mais cela pourrait changer assez vite.
La ville propose des places en crèche pour 200 enfants. C’est bien. Mais les programmes de constructions de logements sur la ville se comptent en dizaines. d’ici 2020 il est prévu 3000 nouveaux logements et sans doute autant de familles. Ce chiffre est a rapprocher des "200 berceaux" des crèches. Nous sommes loin du compte. On peut faire le même calcul pour beaucoup de services.
Alors, il y a bien sûr un nouveau stade, mais deux ont été détruits. Le service jeunesse a connu ses moyens réduits et n’offre quand même pas grand-chose aux jeunes. Et alors que les équipements manquent pour la population tout le monde peut voir les bureaux vide au pont de Bezons.
La semaine dernière 500 personnes, enseignants, agents, ou parents, dont quelques dizaines de Bezons ont manifesté à Argenteuil pour dénoncer les restrictions qui empêchent les écoles de fonctionner correctement. Une maman, lors des prises de paroles, déclarait : « pourquoi ne pas obliger les société du BTP à participer à la construction d’école quand ils construisent des immeubles » et effectivement, ce serait du bon sens élémentaire que les profits réalisés dans ce domaine profitent aussi à la collectivité.
Les restriction ne sont pas nouvelles, mais justement, elles ne cessent jamais. Il n’y a que la révolte et la mobilisation de la population laborieuse qui pourraient s’opposer à la rapacité des classes riches et y mettre fin.
Les restrictions budgétaires ne sont pas non plus le fait de la municipalité. C’est vrai, la municipalité gère la pénurie. Mais ce pourrait-être aussi le rôle d’une municipalité ouvrière comme la notre que de renforcer le camps de ceux qui veulent combattre cette société d’injustice.

A propos de la police municipale :



Pour demander un partenariat entre police municipale et police nationale, la délibération argumentait comme cela : «le contexte de multiplication des attentats à l’échelle mondiale et la densification des flux migratoires en direction de l’Europe »qui contribueraient à créer un sentiment d’insécurité. (C’est un rapprochement assez écœurant entre terrorisme, migration et insécurité).
« L’augmentation des attentats » disons le plus clairement, la guerre. Et dans cette histoire, le gouvernement Français qui va augmenter de façon importante son budget de l’armée, est loin d’être le dernier responsable de la déstabilisation grandissante.
Quant à « la densification des flux migratoires », les états peuvent mettre en place toutes les barrières qu’ils veulent, ils n’empêcheront pas des gens qui reçoivent des bombes sur la figure de fuir vers des contrées plus accueillantes, ni ceux qui n’ont pas de boulot et vivent sans ressources de fuir vers des régions d’où ils pourront peut-être aider leur famille restée au pays
Alors, qu'ont à avoir 10 policiers municipaux supplémentaires ?
Mais dans la société où nous vivons,  je ne vois pas de solution.
L’horrible attentat du 14 juillet 2016 s’est produit dans une ville dotée de vidéo surveillance et de police municipale.
Je ne vois comme alternative à cette instabilité et cette barbarie grandissante qu’une société où la guerre économique permanente pour l’enrichissement de quelques uns, ne serait plus le moteur de toute l’organisation sociale.
Ma conviction est au contraire que seule, la coopération entre tous les travailleurs du monde entier, sera une solution pour enrayer ces guerres qui prennent de l’ampleur.
Plusieurs conseillers municipaux ont émis le souhait de retirer cette formule. Un autre conseiller s’est exprimé contre la police municipale et s’est abstenu. J’ai voté contre.

La Palestine au Conseil Municipal


Le conseil municipal s’est prononcé à une forte majorité pour la reconnaissance de l’État de Palestine et demande à l’État français d’en faire de même.
Le Parti Socialiste a tenu à se démarquer de cette prise de position, par beaucoup de cinéma, certains conseillers ne la votant pas du tout au final. Il a  en outre proposé une motion de soutien à des associations qui œuvrent dans cette région du monde à rapprocher les peuples, mais qui du coup semblait s’opposer ou en concurrence avec la première prise de position.
Je n’ai pas tenu à participer à cette opération, un peu manœuvrière, en ne prenant pas part au vote et en l’indiquant comme suit :
"Le courage des fondateurs de l'association dont vous parlez, "les combattants de la paix", inspire le respect, le spectacle auquel nous venons d’assister beaucoup moins".

mardi 19 décembre 2017

Les riches, plus riches, les pauvres, plus pauvres

Un rapport publié par plusieurs économistes constate que, depuis une quarantaine d'années, les inégalités se sont accrues dans le monde entier. La part des 10 % des contribuables les plus aisés est passée de 34 à 47 %, aux États-Unis et au Canada, de 21 à 46 % en Russie et de 27 à 41 % en Chine. Partout, le capitalisme creuse l'écart. C'est injuste et révoltant !

PPP, autrement dit Profit Pour le Privé


La Cour des comptes découvre les ravages des PPP, Partenariats Public-Privé. Quand l'État n'a pas assez d'argent pour construire hôpital, palais de justice ou prison, il le fait avec un partenaire privé qui empoche pendant des années des loyers élevés.
Ainsi, le nouveau palais de Justice de Paris coûtera 2,3 milliards aux contribuables, au profit de Bouygues. Le privé, un partenaire qui saigne le public...

Un gros billet de logement

Dorénavant, les députés provinciaux qui veulent un logement à Paris recevront 1 200 euros par mois de remboursement. Certes, les loyers sont chers, mais à ce tarif-là les députés ne sont pas condamnés à des chambres de bonne...
Et dire qu'une députée de Macron a pleurniché de ne toucher que 5 000 euros par mois ! Que dirait-elle si elle n'avait que le smic qui n'atteint pas 1 200 euros.