samedi 24 septembre 2016

Meeting au Cirque d'Hiver Bouglione

à 20h30
Réunion publique de Nathalie Arthaud
au Cirque d'Hiver Bouglione.
110, rue Amelot Paris 11e
Métros Filles-du-Calvaire ou Oberkampf
Entrée gratuite

Retransmission en direct sur

le stand Lutte ouvriere pendant la foire de Bezons ce 18 septembre.

La foire a été l'occasion de rencontrer de nombreuses personnes pour discuter de la situation. Nous avons pu mesurer une fois de plus l’écœurement et le rejet de la politique de ce gouvernement.
 
Mardi 20 septembre,
 a eu lieu le conseil municipal.
 Voici mes interventions en tant que conseiller municipal
 Lutte Ouvrière.

Sur le budget :

Le prix de la vidéosurveillance (830 000 euros dont 500 000 cette année) revient cher à la commune. En gros, c'est l'équivalent d'une dizaine d'emplois, ces dépenses supplémentaires se feront au détriment des services à la population.
Nous vivons en ce moment une période marquée par la surenchère sécuritaire,  la surveillance vidéo est à la mode.
Ces caméras sont un pis-aller, elles visent à faire croire qu'il y a une surveillance. Dans ce contexte, c'est un peu la foire à qui fera parler de lui avec « la bonne solution ». La ville de Nice qui se vantait d'être la ville la plus surveillée par caméra n'a pas pu empêcher l'attentat ignoble du 14 juillet. (elles ont filmé les jours précédents, le camion en reconnaissance sur la promenade des anglais), il faut en plus des individus pour regarder les images et intervenir. Aujourd'hui, tout le monde réclame des caméras. Mais ces caméras ne résoudront pas le problème de l’insécurité. Comment le pourraient-elles, d’ailleurs, dans une société qui laisse autant d'hommes et de femmes sur le carreau ? Cette société qui génère autant d'inégalités autant d'incertitudes pour le lendemain, qui plonge tant de familles dans la misère…Eh bien, c'est cette même société, dans laquelle les plus puissants sont les premiers à nous chanter la gloire du Business, qui engendre aussi des actes de délinquance et des comportements asociaux et individualistes.
L’angélisme n’est pas du côté de ceux qui ne croient pas aux vertus de la vidéosurveillance mais du côté de ceux qui croient que dans une société qui pourrit sur pied, il est possible de réduire la délinquance par quelques caméras supplémentaires.
J'ai voté contre ce budget.

Sur le projet de nouveaux stade.

Il fallait donner son avis sur l'enquête d'utilité publique du projet de stade. J'ai rapporté les inquiétudes nombreuses sur l'éloignement du complexe sportif. Beaucoup d'habitants se demandent comment vont faire les écoles ou les parents pour y conduire les enfants. C'est déjà bien souvent la course dans une famille entre le boulot, l'école, le centre de loisir ou les autres solutions de garde. je trouve cette inquiétude bien légitime, il n'y a pas de raison qu'inscrire son enfant au sport soit une corvée de plus. Quelles solutions prévoit la ville pour répondre à ce problème de transport ? 
Le Maire a répondu : d'abord la plupart des activités pour les plus jeunes se feront dans le stade de centre ville, (est-ce possible?) puis il va demander à la RATP et TVO de réorganiser leur dispositif de transport, (pour l'instant les bus de la zone industrielle offrent un service orienté vers les salariés de cette zone) et le chemin de halage devrait être lui aussi réaménagé (mais quand ?). Bref, rien de sûr. Je ne trouve pas non plus que les réponses apportées aux inquiétude de l'USOB sur les travaux du nouveau stade soient très précises.
Je me suis abstenu.

Qui va payer l'avocat ?

Le responsable du cabinet du Maire est attaqué par une ancienne collaboratrice pour harcèlement. La municipalité tient à soutenir ce responsable en lui payant les frais les frais d'avocat. J'ai voté contre et je m'en suis expliqué : « Je ne sais rien de de cette affaire en dehors de ce qu'en a rapporté le journal « le parisien » il y a quelques mois. D’après l'article, l'ancienne collaboratrice du cabinet du Président aurait déclaré et je cite l'article, ce n'est pas moi qui parle :
« Il m'a notamment dit : J'ai reçu d'autres candidatures et je peux te virer quand je veux », elle se plaint d'avoir souvent eu des remarques d'ordre privé. « Tu es bien coiffée aujourd'hui, ça te va bien, ça te grossit. Tu t'habilles toujours en noir, tu devrais mettre de la couleur ». elle se plaint d'avoir subi de nombreuses appréciations « dégradantes » et « humiliantes ». Le point d'orgue de cette relation professionnelle difficile est atteint en décembre, à la cantine. « Devant tout le monde, il m'a dit : Si j'avais été ton père, je t'aurais collé une baffe », se souvient la collaboratrice.
Je n'ai pas connaissance que toutes ces déclarations aient été démenties. L'article qui confronte les points de vue, rapporte que son auteur déclare que ces déclarations ont été retirées de leur contexte. Peut-être... mais quelque soit le contexte, ces déclarations restent profondément méprisantes. Je suis bien sûr très attaché à l'idée que tout le monde à le droit à une défense mais je ne vois vraiment pas pourquoi avec l'argent de nos impôts, nous devrions aider à justifier ou défendre ce genre de comportements, comme s'ils étaient normaux pour des fonction d'encadrement ». 
Je suis le seul à avoir voté contre.

jeudi 15 septembre 2016